L’altitude à partir de laquelle l’organisme s’acclimate débute dès 2500m. Cette acclimatation démarre dès la 3ème heure et s’accentue pendant la nuit.  Ce seuil est le stimulus minimal nécessaire à la production d’érythropoïétine (EPO) qui déclenche la production de nouveaux globules rouges tout en sachant que ces derniers ne seront opérationnels qu’au bout de 7 jours. Cette acclimatation doit donc se faire progressivement, en respectant des paliers de sécurité, et au plus tard la semaine qui précède le départ en altitude.  Ce n’est qu’au terme de cette semaine que l’on peut espérer pratiquer une activité physique à 4000m, en maintenant son niveau de performance.
 
Un entrainement intermittent en salle hypoxique ne permet pas de s’acclimatater aussi bien qu’en montagne car le temps passé dans la salle est insuffisant. Ce type d’entrainement permet, en revanche, de développer des effets métaboliques propices à l’acclimatation et à l’exercice musculaire en altitude : amélioration de la perfusion sanguine, fixation de l’oxygène, optimisation de la chaine aérobique et anaérobique.